Gestion nébuleuse : Un autre ministre de Macky épinglée

Le Complexe seutou indou (Csi) a livré une « commande » de 700 tonnes de riz à Thiès, Saint-Louis, Kaolack, Ziguinchor, Sédhiou, Kédougou et Tambacounda le même jour où elle recevait la notification du marché par la Délégation générale à la Protection Sociale, dirigée par Anta Sarr Diacko. Mais bizarrement, cette transaction a dû révéler une nébuleuse, relevée par l’Armp.

Flou artistique
En fouillant dans les détails le marché d’achat de riz lancé par la Délégation Générale à la Protection Sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), les auditeurs de l’Armp, ont fait des découvertes renversantes. Comme ce milliard pris des crédits alloués aux bourses de sécurité sociale pour financer ce marché dont l’exécution est entourée d’un flou artistique.

Le pot aux roses découvert

En exploitant les rapports d’audit 2017 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), le quotidien Libération révèle le flou artistique qui entourait un marché d’achat de riz pour la couverture présumée du Gamou et du Maouloud de la même année. Les détails de la procédure ont révélé un autre scandale.
En effet, ce marché a été attribué en deux (2) lots au Complexe seutou indou (196 millions de F Cfa) et Socomi (803,8 millions de F Cfa). Après cette autorisation, de puiser dans les fonds destinés à payer les bourses de pauvres pères et mères de famille, la Dgpsn a, par lettre en date du 25 octobre 2017, sollicité l’avis de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour passer un à gré à gré avec Complexe seutou indou (Csi) et Socomi.

Gré à gré
Le même jour, la Dcmp dit niet, estimant que l’urgence évoquée pour justifier une entente directe ne tenait pas la route. N’empêche, la Dgpsn a sollicité l’Armp pour arbitrage. Bien que d’accord avec la Dcmp, l’Armp a autorisé les deux ententes directes.