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L'Arabie Saoudite invite l'Iran à discuter du pèlerinage

Mardi 10 Janvier 2017

L'Iran a reçu une invitation de l'Arabie saoudite pour discuter du retour au pèlerinage de La Mecque de ses fidèles, absents l'an dernier dans un contexte de tensions entre les deux pays, a rapporté l'agence de la télévision nationale Irib.


L'Arabie Saoudite invite l'Iran à discuter du pèlerinage

"Nous avons reçu une invitation de l'Arabie saoudite pour des négociations à propos du hajj 2017. Le ton de cette invitation n'est pas très différent des précédentes", a déclaré lundi soir Ali Ghazi-Asghar, le représentant du guide suprême iranien pour le Hajj.

"Nous allons répondre dans les prochains jours", a-t-il ajouté.

"Il faut trouver une solution pour le logement des pèlerins, la nourriture, les questions médicales, le transport, les questions bancaires et consulaires".

M. Ghazi-Asghar a ajouté un peu plus tard que "la délégation iranienne se rendra en Arabie Saoudite le 23 février", selon l'agence Mizanonline.

A propos de la participation des pèlerins iraniens au Hajj 2017, il a affirmé que "pour l'instant rien n'est certain. Il faut régler les problèmes tout d'abord".

L'Iran avait démenti le 2 janvier avoir reçu une telle invitation.

Aucun pèlerin venant d'Iran n'avait participé au hajj en 2016, pour la première fois depuis près de trois décennies.

Après la tragique bousculade qui avait coûté la vie à près de 2.300 fidèles, dont 464 Iraniens, lors du hajj en 2015, Téhéran avait contesté l'organisation par les Saoudiens du grand pèlerinage musulman annuel.

La tension était alors déjà vive entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite, deux puissances régionales rivales qui soutiennent des camps différents dans plusieurs conflits régionaux, notamment en Syrie et au Yémen.

L'Arabie saoudite a rompu il y a un an ses relations diplomatiques avec l'Iran après le saccage de son ambassade à Téhéran par une foule réagissant à l'exécution dans le royaume d'un dignitaire religieux chiite.

Ryad a aussi rompu ses relations économiques et commerciales avec Téhéran et suspendu tous les vols entre les deux pays, ce qui complique la délivrance de visas aux pèlerins et leur transport.


Diossy Sow


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